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Le «dossier belgo-suisse» de Viktor Khrapunov, maintenant recherch? par Interpol

Author: admin | 06 Mar 2012

Vers la fin du mois de f?vrier de cette ann?e, l’ancien maire d’Almaty Viktor Khrapunov, aujourd’hui resident de la Suisse install? ? Gen?ve o? lui et sa famille vivent en grand style avec une fortune estim?e ? 300-400 million de francs suisses, a ?t? mis sur la liste rouge de recherch? au sine d’Interpol par les autorit?s kazakhes. Inculp? d’une vingtaine de delist, y compris escroquerie, abus de biens sociaux et fiscaux, abus de function publique, fausse ?criture et nombre d’autres, l’homme s’est converti en soi-disantvictime d’oppression politique comme nombre d’autres riches «refugi?s» avec des poches bien remplies venu de la steppe centrasiatique.

CHARLES VAN DER LEEUW, JOURNAISTE, ANALYSTE, ECRIVAIN

Le «dossier belgo-suisse» de Viktor Khrapounov, maintenant recherch? par InterpolComme not? avant, Victor Khrapunov, aujourd’hui citoyen suisse et parmi les permiers cent super-richards dans le domaine helv?tique, est n? en 1948 dans le village de Pri?dgorno?? dans le nord-est de la R?publique sovi?tique socialiste du Kazakhstan, dans une r?gion pourtant domin?e par l’ethnie russe. Il termina ses ?tudes au sein du coll?ge d’industrie et de technologie ? Oust-Kam?nogorsk, centre administratif et ville principale de la province. Apr?s avoir obenu son dipl?me, le jeune Viktor d?m?nageait ? Almaty, o? il travaillait comme m?canicien dans la centrale d’?lectricit? thermique pendant la journ?e en continuant ses ?tudes ? l’Acad?mie de technologie ?lectrique pendant la soir?e.

Pour assurer sa position sociale, il deviendrait pr?sident du Comit? du Parti dans le quartier de L?nine dans la capitale, puis vice-pr?sident du Conseil municipale, puis pr?sident du Comit? ex?cutif du Conseil, puis, suivant l’ind?pendance, ministre d’?nergie et de charbon et apr?s une r?organisation administrative ministre d’?nergie et de ressources naturelles. Vers la fin de 1997 ? ;a suite d’une crise ?conomique qui avait men? le Kazakhstan jusqu’au bord de l’ab?me, il recevait la position de maire d’Almaty.

Une grosse vache

Pour quelque temps, les inculpations sont rest?es limit?es ? des commissions vers?es par des clients de la municipalit? ? travers des firmes priv?es contr?l?es par M. Khrapunov et sa famille en ?change de privil?ges, y compris des permis de construction sur des sites prot?g?es et des appels d’offres honor?s hors proc?dure de s?lection. Grand nombre d’op?ration dont chacune n’apportait que des sommes se comptant en millions ou en centaines de milliers. Mais aujourd’hui, on soup?onne ?galement des op?rations de plus grande envergure – y compris une grosse vache en forme du reseau ?lectrique de la ville et son agglom?ration.

On ?crit le primtempts de l’an 2000, quand Tractebel, ancienne grande dame dans la g?n?ration et la distribution de ressources d’?nergie – apr?s la perte de l’empire coloniale peu ? peu d?grad?e en vieille fille – re?oit la somme, alors encore beaucoup plus impressionnante qu’aujourd’hui, de 110 millions de dollars pour deux actifs qui lui n’avait co?t? que dix millions de billets verts peu avant, ? part de promesses d’investissement qui n’avaient jamais ?t? honor?es. Il ne s’agit de rien d’autre qu’une partie du reseau de distribution de gaz dans presqu’un tiers du Kazakhstan, aussi bien que le reseau de courant d’Almaty et ses environs qui servit quelques 2.2 millions d’?mes.

En lisant le volumineux «dossier kazakh» parmi les nombreux enqu?tes judiciaires initi?s par le parquet belge ? partir du nouveau si?cle, il est facile de reconna?tre la m?thode utilis?e par Tractebel: racheter une utilit? pourri, donc de valeur inf?rieure, pour l’am?liorer non avec des investissements sinon ? travers des augmentations de tarifs, puis le revendre aux propri?taires originaux avec des profits monstres – sans avoir d?pens? le moindre sou. Usurpation sauvage dasn un pays o? mener une vie plus ou moins comfortable co?te trois ? cinq fois la revenue personnel mensuel. C’?tait pourquoi, naturellement, il faudrait toujours la «cooperation amicale» d’autorit?s locales, qui ? l’?poque, au sine de l’H?tel de Ville d’Almaty, n’?tait autre que Viktor Khrapunov.

«Destination inconnue»

L’arriv?e de Tractebel sous l’ombre du Ti?n-Ch?n pr?c?dait d’un an celle de M.Khrapunov ? la t?te de la municipalit?, en 1997. D?s le premier moment, l’engagement des Belges semble avoir ?t?  n?buleux. «La soci?t? belge Tractebel vit aujourd’hui l’?mergence d’un nouveau dossier judiciaire li? cette fois aux investissements ?lectriques au Kazakhstan: par des d?tours tortueux, 8,5 millions de dollars (354 millions de FB) ont quitt? les caisses de Tractebel pour une destination inconnue aujourd’hui, Le Soir revela le 1er avril 2000. Apr?s avoir manifest? il y a trois semaines son souhait d’en conna?tre davantage sur les conditions de l’entr?e de Tractebel, en 1996, dans la production kazakhe d’?nergie ?lectrique, le juge Daniel Devaud a re?u en ce d?but de semaine, en mains propres, un dossier complet ?manant des services juridiques de Tractebel. Et ces documents constituent un nouveau volet de l’instruction en cours en Suisse. Mais cette collaboration des Belges ? l’enqu?te suisse n’explique rien. Personne n’est aujourd’hui capable d’expliquer pourquoi, en marge du rachat de la soci?t? kazakhe Almaty Power Consolidated (APC) – dont Tractebel poss?de d?sormais 60% et dont la valeur totale est estim?e ? 7 millions de dollars -, un accord d’actionnaires fut alors sign? qui d?boucha en 1998 sur le paiement, par une filiale de Tractebel, de 8,5 millions de dollars pour n’obtenir que… 6% suppl?mentaires.»

Selon le journal, APC ?tait «chapeaut?e par la soci?t? n?erlandaise Powerfin Holdings Invest BV, dont l’utilit? est fiscale», en gardant les 60% mentionn?s, le reste en ?tant tenu par ses partenaires kazakihs. «La part de Tractebel dans Powerfin Holdings est ?clat?e en une participation directe de 36%, et une participation indirecte de 24% via une autre soci?t? n?erlandaise, Kazakh Energo Invest BV, l’article continue. Il appara?t qu’au d?but de son implantation au Kazakhstan, par le biais d’un accord d’actionnaires, Tractebel a laiss? un quart des actions d’Energo ? une soci?t? des Iles vierges britanniques, Ecom Consultants Ltd. Montant de la transaction: 12.000 florins [actuellement environ 6.000 euros].»

«Op?ration inexplicable»

Dans tout le parcours des transactions, les factures n’ont jamais montr? la moindre logique, surout parce que des nombreux entreprises de bo?te-aux-lettres de charact?re bien cosmopolite ont ?t? utilis?es. «Le 7 octobre 1997, Tractebel et Ecom se mettent d’accord pour que Belgelectric Finance BV, filiale de Tractebel, reprenne les parts d’Ecom au prix convenu par contrat, ce qui est ind?niablement la plus on?reuse des solutions, Le Soir raconte. Et quatre billets ? ordre (des «promisory notes») de 1,75 million de dollars. Soit un total de huit millions de dollars: 8,5 millions USD, diminu?s d’un demi-million d?j? vers? par un autre biais, en «avance sur dividende». sign?s par Tractebel et Powerfin, sont r?dig?es au b?n?fice d’Ecom. Au d?part de la G?n?rale de Banque, ? Bruxelles, cet argent quittera les caisses de Tractebel pour gagner, en 1998, les comptes suisses d’Ecom Consultants Ltd. Cette op?ration est inexplicable: la valeur nominale des actions d’Energo est de 220.000 de francs. Ces actions repr?sentent 6% des parts d’APC, soit une valeur de 17,6 millions de FB. Et pourtant, pour les r?cup?rer, Tractebel va d?bourser… 354 millions de francs.»

Ce serait Ecom qui, quize ans plus tard, semble ? mener vers la Suisse. «Si le si?ge d’Ecom est ? Tortola, ses bureaux sont ? Gen?ve, Le Soir notait dans le temps. Et c’est ?galement l? qu’a transit? l’argent. Qui est derri?re Ecom? Une premi?re piste est sa filiale, Kera Holdings NV, implant?e aux Antilles n?erlandaises, et qui, un moment, prendra en charge les actions d’Energo. Mais alors, qui est derri?re Kera Holdings?»

Cr?dits d?tourn?s

Aujourd’hui, les autorit?s kazakhes ont toute raison ? soup?onner que Kera ?tait sous contr?le de Viktor Khrapunov, ou bien directement ou bien, et probablement, ? travers de son ?pouse ou l‘un de ses autres proches. Il ne peut m?me pas ?tre exclu qu’? travers de cr?dits d?tourn?s par certaines banques kazakhes, des actifs sont tomb?s dans les mains de Tractebel tandis que des compagnies fant?ches sous contr?le des Khrapunov seraient libres de guarder les sous – m?thode de «diversification» de pr?ts et leurs garantis dont les paradis fiscaux y compris la Suisse gardent le s?cr?t.

Or, la cloche devrait sonner vers le d?but de l’?t? de l’ann?e 2000. «Le 15 juin au soir, sous la houlette du directeur financier de Tractebel Emmanuel Van Innis, un dernier groupe de n?gociateurs de Tractebel gagnait Almaty pour mettre un terme final au d?sengagement de la soci?t? belge dans ce pays. Le lundi 26 juin, selon les termes d’un accord de cession conclu en avril dernier, l’ancien administrateur belge d’Almaty Power Consolidated (APC) – l’ancrage ?lectrique de Tractebel au Kazakhstan – quittait d?finitivement le pays.»

«Retrait pur et simple»

Une affaire similaire impliquant Tractebel d’une appropriation impropre des reseaux de gaz avait ?clat? simultan?ment – apparamment sams implique M. Khrapunov. Il semble que la compagnie nationale kazakhe de transportation de l’«or bleu», KazTransGas, est intervenue afin de mettre fin aux affaires de Tractebel une fois pour toutes. «La soci?t? ?nerg?tique belge Tractebel a re?u en ce d?but de semaine la premi?re tranche de paiement – 10 millions de dollars – concr?tisant sa sortie du Kazakhstan, Le Soir ?tabilrait peu plus tard. Pour rappel, le 28 avril, une convention sign?e entre les Belges et la soci?t? publique kazakhe KazTransGas avait organis? le retrait pur et simple de Tractebel du secteur ?lectrique – la soci?t? Almaty Power Consolidated.»

Pour les ex?cutifs de Tractebel, le «dossier kazakh» n’a point produit des cons?quences douloureuses au sein des tribunaux belges, qui ont la tendance de tourner la page si une affaire devient trop compliqu?e – voire trop controversielle. Quant aux Khrapunov, leur extradition sera improbable tandis que l’occident ne reconnait point les d?lits de finance commis dans des pays consider?s parmi les plus corrompus du monde. Tant pis pour les victimes – voire les citoyens kazakhs et leurs imp?ts qui aujourd’hui resent la seule ressource pour maintenir les syst?mes de distribution d’?nergie et rassurer leurs provisions ? des prix qui correspondent plus ou moins au pouvoir d’achat…

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